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2020-02 / NUMÉRO 164   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Editorial
Bilan


Par Alexandre Najjar
2008 - 12
La 15e édition du Salon du livre francophone de Beyrouth a-t-elle été un succès ? Au niveau de l’organisation, le syndicat des importateurs de livres, malgré les dissensions regrettables qui l’affaiblissent, n’a pas failli à sa tâche : le Salon s’est déroulé dans de bonnes conditions et sans incidents, dans un cadre qui n’a rien à envier aux plus grandes foires du livre. Au niveau du public, une baisse de fréquentation de 10 % est signalée. Faut-il l’attribuer à un recul du français dans le pays, au fait que le Salon commençait à la fin d’un mois d’octobre où, à cause de la rentrée scolaire, le portefeuille des consommateurs est vide, aux intempéries et embouteillages, ou à un manque de publicité alors qu’il aurait fallu déployer plus d’efforts dans ce domaine après une interruption de deux ans qui a fait perdre aux lecteurs le réflexe d’aller spontanément à ce Salon ? Au niveau des tables rondes et des signatures, si le foisonnement d’activités est un signe de bonne santé, il n’en reste pas moins que certains débats se faisaient dans l’intimité d’une salle presque vide. Certes, il devient de plus en plus difficile de mobiliser le public, plus friand de mondanités que d’événements culturels, mais pour remédier à ce phénomène, il faudrait sans doute impliquer davantage écoles et universités, et éviter d’inviter des auteurs trop confidentiels. Mais ne faisons pas la fine bouche : ce Salon a apporté à notre culture une bouffée d’oxygène et donné aux lecteurs et écrivains libanais des raisons de croire que la francophonie n’est pas à l’agonie. Du reste, les prix littéraires attribués cette année à JMG Le Clézio (Nobel), à l’Afghan Atiq Rahimi (Goncourt), au Guinéen Tierno Monénembo (Renaudot) et à l’Algérien Yasmina Khadra (France-Télévision) illustrent fort bien la vitalité de la francophonie et sa vocation à promouvoir la diversité culturelle.

 
 
 
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