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2018-09 / NUMÉRO 147   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Le clin d'œil de Nada Nassar-Chaoul
Glamour, glamour…


2018 - 03

Mes amis, quel ennui. Le glamour n’est plus ce qu’il était. Les actrices croqueuses de diamants sur canapés de caviar, les épaules nues au-dessus d’une étole de vison argenté, foulant le tapis rouge au bras d’un milliardaire américain, une nuée de photographes aux trousses, c’est bien fini. Les amours tumultueuses à la Liz Taylor et Richard Burton avec réconciliation à grand coup de bijoux fabuleux, fini aussi. Les croisières de divas sur les yachts de rêve d’un armateur grec au passé sulfureux, n’en parlons plus. Marilyn Monroe dans une robe lamée ultra moulante susurrant d’une voix énamourée au président de la plus grande puissance du monde Happy Birthday Mister President, totalement impensable aujourd’hui. Et il y a longtemps qu’on ne fredonne plus Diamonds are a girl’s best friend.

 

Au lieu de quoi, les cérémonies de remise des oscars relèvent désormais moins d’une fête que d’une tribune politique avec pamphlet féministe ultra-radical, harangue écolo responsable et ode au commerce équitable.

 

Robe noire de nonne et visage tragique, les actrices nous expliquent qu’elles ne sont là que pour dénoncer les discriminations dont souffrent les minorités, le harcèlement des femmes et les problèmes des migrants, quand ce n’est pas le trou dans la couche d’ozone et le sort fait aux bébés phoques. Pas besoin d’insister, on avait bien compris qu’elles n’étaient pas là pour s’amuser. Nous non plus d’ailleurs, on ne s’amuse pas.

 

On se dit qu’il n’y a plus rien à attendre de Hollywood et que son usine à rêves a bel et bien fermé. Et si on regardait du côté des Royals ? À Monaco, il faut reconnaître que depuis la mort de la merveilleuse Grace, le Rocher n’est plus ce qu’il était, les princesses ayant pris la fâcheuse habitude d’épouser Monsieur-tout-le-monde. Quand à la Cour d’Angleterre si attachée aux traditions, depuis la mort de Diana, fiancée timide et rougissante, English rose virginale et princesse des cœurs, elle accueille désormais des roturières raisonnables et même Oh my God ! une actrice afro-américaine de 36 ans divorcée.

 

Ce n’est pas tout. À sa dernière apparition publique, Meghan arborait paraît-il un manteau qui soutient la lutte contre la maltraitance des animaux et un sac qui finance les vaccins pour les enfants défavorisés.

 

Ce n’est plus une garde-robe, mais un programme politique. Pour le glamour, il faudra repasser.
 
 
D.R
 
2018-09 / NUMÉRO 147