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2020-01 / NUMÉRO 163   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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Au Salon
À la découverte de la littérature suisse romande
La Suisse romande sera très présente au Salon : signatures, conférences, hommage à Nicolas Bouvier, rencontres avec les jeunes... il y en aura pour tous les goûts !

Par Alexandre Najjar
2008 - 11
Qui aurait imaginé que la Suisse romande, la Suisse francophone – un territoire de 10 000 km2, soit le quart de la superficie de la Suisse, quadrilingue –, produit un nombre de livres par habitant parmi les plus élevés au monde ? Ou encore que depuis cinq siècles les Romands lisent et écrivent plus que les habitants d’aucune autre région du monde francophone ? Le mariage entre la terre romande et la culture du livre remonte en effet au XVIe siècle, début de la montée en puissance de la Confédération helvétique déchirée alors encore par des tensions et des conflits. Au fil du temps et de l’histoire, le livre a gagné en prestige et en ampleur. Il faut y voir l’expression de la recherche d’une identité culturelle d’une Suisse francophone, minoritaire en Suisse et minoritaire dans le monde francophone. Une Suisse romande dont l’expression littéraire très riche et variée retrace la faculté de mettre en relation et de faire cohabiter les objets culturels les plus divers. C’est ce que retrace l’exposition « Suisse romande, terre du livre » mise sur pied par l’Association suisse des diffuseurs, éditeurs et libraires (ASDEL) à voir pendant toute la durée du Salon sur leur stand. L’ASDEL, lieu de rencontres entre de nombreux auteurs suisses et le public libanais, lui fera aussi découvrir toutes les nouveautés de l’édition romande. Parmi celles-ci, le dernier ouvrage de Joëlle Kuntz L’Histoire suisse en un clin d’œil – une œuvre à l’intention des étrangers et des Suisses permettant de comprendre comment la Suisse a construit sa personnalité politique, sociale et économique (lecture et discussion dimanche 26 octobre). Une autre occasion sera donnée au public de mieux comprendre la Suisse lors du lancement du livre Comprendre la Suisse : pratiques de l’unité plurielle, un recueil de conférences organisées au Liban par l’ambassade de Suisse en partenariat avec l’Association libanaise des sciences politiques ayant porté sur la « Diversité culturelle et l’unité nationale », sur les « Citoyennetés locale, régionale et nationale », sur la « Gestion démocratique du pluralisme » et sur la « Suisse et sa politique de défense ». Une table ronde animée par l’ambassadeur de Suisse au Liban, S.E. François Barras, le professeur Antoine Messara et Joëlle Kuntz se tiendra en ouverture du Salon le vendredi 24 octobre.

De Blaise Cendrars à Nicolas Bouvier, en passant par Charles-Albert Cingria, Annemarie Schwarzenbach et Ella Maillart, la littérature vagabonde suisse est très riche. Dernier en date à avoir fait parler de lui est Blaise Hofmann, jeune auteur romand qui s’est vu décerner le prix Nicolas Bouvier au festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo 2008 pour son ouvrage Estive, chronique d’un été passé en tant que berger dans les Préalpes vaudoises. Samedi 25 octobre, le public pourra aller à la rencontre de Blaise Hofmann et à la découverte de son ouvrage sur « l’exotisme du proche ». Blaise Hofmann, un auteur qui fait évoluer l’écriture du voyage ? Peut-être. Son dernier voyage, entre février et juillet 2008, s’est fait autour de la mer Méditerranée sous forme de chroniques et d’un blog. L’occasion d’aller l’écouter dimanche 26 octobre sur le thème « Écrire le voyage en 2008 » et sur son livre Billet aller simple, un récit de livre de voyage à travers l’Europe, l’Asie et l’Afrique. En matière de littérature vagabonde suisse toujours, comment ne pas rendre hommage au plus célèbre des écrivains voyageurs suisses qui a fait l’éloge de la Suisse nomade : Nicolas Bouvier, décédé il y a dix ans ? Rendez-vous est pris mardi 28 octobre pour une rencontre sur « Genève, les banques et Nicolas Bouvier » avec Blaise Hofmann, suivie de la projection du film Le hibou et la baleine dans lequel Bouvier s’entretient sur sept paysages de réflexion privilégiés, ponctués par des images emblématiques et des musiques aimées.

La participation de la Suisse au Salon du livre de cette année fera enfin la part belle au volet jeunesse à travers trois auteurs, dont Germano Zullo et Albertine qui iront à la rencontre du jeune public dans plusieurs bibliothèques et écoles publiques réparties dans tout le pays. Francine Bouchet, directrice des éditions de La Joie de lire, participera pour sa part au débat du mercredi 29 octobre sur l’édition jeunesse.

 
 
Blaise Hofmann (© Y. Böhler)
 
2020-01 / NUMÉRO 163