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2017-11 / NUMÉRO 137   RÉAGISSEZ / ÉCRIVEZ-NOUS
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La ministre française de la Culture inaugure aujourd'hui le Salon du livre. Contre les affres du monde, elle nous explique l'importance de la culture, de l'ouverture à l'autre, de la francophonie et, évidemment, de l'édition. ... >> lire la suite
 
 
 
Édito par Véronique Aulagnon
« Alors, quoi de neuf cette année ? »
C
’est la première question que me posent nos amis journalistes à la veille du 24e Salon du livre francophone de Beyrouth, organisé par l’Institut français du Liban sous le haut patronage du président de la République libanaise.
Revenons d’abord sur ce qui fait son identité et son succès.
Ce Salon a été créé en 1992 avec deux objectifs : relancer la filière économique du livre et promouvoir l’identité francophone du Liban, qui fait partie de son histoire et de sa diversité.
Plus de vingt ans après, le bilan est plus que satisfaisant. Ce Salon stimule l’achat de livres et les rencontres entre éditeurs francophones et arabophones, en complément des aides directes de la France pour le transport des livres, la traduction et les librairies francophones, aides renforcées en 2016. Les résultats sont là : les exportations de livres français vers le Liban se portent bien ; les Libanais, quoi qu’on en dise, lisent toujours beaucoup en français ; et deux tiers des éditions du français vers l’arabe se font au Liban. Pour autant, la situation économique est difficile, notamment pour les petites librairies.
Par ailleurs, ce Salon s’est imposé comme un rendez-vous culturel et éducatif incontournable sans équivalent au Liban et dans la région, un espace de débat de qualité, de liberté d’expression dans le respect des autres.
Autant d’ingrédients qui seront bien présents cette année : plus de 80 000 visiteurs attendus, dont plus de 20 000 élèves ; 180 auteurs dont 90 auteurs venant de l’étranger, à l’invitation notamment de l’Institut français du Liban, avec cette année de très grands noms : Éric-Emmanuel Schmitt, Leïla Slimani, Dominique Wolton, Delphine Minoui, Cyril Dion, Catel et Bocquet, Lamia Ziadé, Salah Stétié, et bien d’autres ; quatre espaces dédiés à un programme de plus de 200 rencontres et débats, grâce au soutien de MEA ; des rencontres et concours à destinations des élèves des écoles publiques et privées ; les concours « Jeunes critiques libanais » et celui du Choix Goncourt de l’Orient décerné par un jury d’étudiants de toute la région.
Mais il y a aussi des nouveautés : l’inauguration du Salon par la ministre française de la Culture ; un Salon dédié à la mémoire d’un grand penseur libanais, Samir Frangié, disparu cette année ; une dimension résolument festive : des performances artistiques vous attendent, les « impromptus du Salon », avec des concerts, du cinéma grâce au soutien de la SGBL, des ateliers et rencontres culinaires, ou encore un espace de restauration convivial ; une part belle faite aux enfants sous la forme d’ateliers de contes et d’animations et d’un espace de garderie.
Tout ceci ne serait pas possible sans le soutien de nos partenaires nombreux et fidèles, et notamment de notre partenaire principal BankMed. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.
Du 4 au 12 novembre, le Salon du livre francophone de Beyrouth entend faire battre fort le cœur de la francophonie au Levant.

Véronique Aulagnon
Directrice de l'Institut français du Liban

2017-11 / NUMÉRO 137